Partir à peu près est l'impérative procédure aux escapades parfaisant.
Plus rien ne manque alors. Parvenir, cheminant par les mots rendus possibles, à l'île presque du parchemin détaché.
Après, l'imprécis précieux et sans appel prend toute l'âme aux convictions mortelles pourtant.
Le corps ainsi pareil aux études matinales flotte un peu porté sans doute par un songe ne s'éteignant pas tout à fait.
Le poids d'une présence découle d'une pensée subjective, toujours, mais la question n'est plus posée puisqu'est complice l'instant.
Par David Charles
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Trois ou quatre mots pour ne rien dire et non parce que je n'ai rien à dire. Mh, c'est plus difficile que prévu. Je cherche,
ne trouve pas, attends. Cela ne veut rien dire et d'ailleurs, cela ne me dit rien qui vaille. C'est justement la raison pour laquelle j'attends.
Ce vouloir ne rien dire veut me dire quelque chose de non dicible. C'est dire s'il faut du silence ! Ca me dit de continuer,
de creuser un peu. Bien, vouloir dire ne rien dire dirait donc un dire caché, ouvrant du même coup d'autres perspectives au dire commun et donnant un sens au rien dire et pourquoi pas, à toutes
ses occurrences extrapolées. Ne rien écrire, ne rien vivre, ne rien penser, ne rien faire.
Tout ceci me paraît bien abscon. J'attends encore, questionnant le ciel, les gens autour, l'air partout, sans rien dire. Rien
à dire, me dis-je, ça ne me dit rien. J'aimerais m'en dédire et dire quelque chose qui accrocherait mais non, rien à dire. Il est une falaise entre quelque chose et rien. Un monde ! Un univers de
non-dits qui ne m'arrange pas.
Dire que j'y avais cru. Dire que j'avais songé avoir tant à dire sur le sujet. Il n'y a pas à dire, la tâche est ardue et
commence à me détraquer. C'était une bonne idée, je ne dis pas mais dire n'avoir rien à dire, qui est de surcroît quelque chose de très répandu, me dit et ne me dit rien. Il me semble plus juste
de dire tout ou rien plutôt que tout et rien. Tout serait dit. Je n'en sais rien. Je pense changer d'optique, même si cela ne servirait à rien, même s'il suffisait d'un rien, d'un tout petit
rien. Quelques mots, on dira, mais voici que m'échappe le dire. Les silences, de toute façon, disent plus encore sans ne dire tout malgré tout.
Je vous dirais de ces dires non dits et vous, vous m'en direz tant.
Par David Charles
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D'abord, nous prendrons un verre, trinquant aux bulles nous mettant à l'envers, à l'envie doucement. Vous aurez eu d'indécentes considérations vous vêtant, pensant
comme il se doit au parcours à venir de mes mains. Il est certain que nous nous serons menus, sans plus. Nous aurons ensuite les mots prétextes censés approcher et accrocher mais nous n'en serons
pas dupes. Nos corps auront déjà tout dit. Cette manie de toujours parler... J'aurai, par vos habits, certes dévoilant mais à peine ! l'impression d'une juvénile réticence que vous n'aurez bien
sûr pas. Cette habitude détestable qu'ont les jeunes femmes de tant montrer et d'oser si peu. Scrutant les mouvements de vos lèvres, je leur devinerai d'autres applications succulentes, non
pressées mais précises.
Mais nous nous servirons un verre encore car il faut qu'un peu soit l'ivresse pour oublier le reste de nos croyances non essentielles. Nous ne danserons pas ou
sinon très lentement en caressant les promesses, entraînant nos doigts. Non réservée, vous alarmerez mes senseurs et mes papilles affolées chercheront les vôtres lissant avec soin vos pourtours
délicieux. L'extension ferme de nos prétentions montreront avec vigueur nos volontés de fer qu'il s'agira d'attendrir alors.
Nous reprendrons un verre, un seul car nous ne devrons qu'être gentiment grisés, sachant sans ne plus tout savoir. Puis l'ouverture de vos dentelles finira d'abuser
ma patience.
Comme convenu, je paierai à ce moment vos intentions délicates.
Par David Charles
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Quand l'opacité devient constance assimilée, l'eau feu, le feu de l'air, la mer n'est plus qu'une étendue sourde aux chagrins
non dicibles.
Lorsque jours et nuits se confondent en fatigue prégnante, que tout est lisse, glisse, s'enlisent les causes animatrices.
Quand le mouvement ne trouve plus justesse en l'espace, que l'espace est conscient du temps et qu'eux d'eux s'entendent à fomenter l'infini sentiment d'abandon.
Quand la conscience se mire en elle-même, s'absorbe et s'annihile, les couleurs s'abusent et se fanent dans l'essence de leurs spécieuses ondes.
Quand imposent les montagnes l'insulte grave de leur morte pierre, la blancheur de leur neige reste à jamais l'anamorphose interdite de l'observateur affranchi.
Quand plaine est plainte, hurlement non convenu, s'affole le souffle, haletant de ne plus rencontrer.
Quand l'originelle énergie nargue du fond de l'espace le jeu disgracieux des intelligences désespérées, s'anoblit la substance inconnue. Masse sombre sans concession ! force d'ombre désemparant
s'emparant.
Quand on ressent tout cela.
Par David Charles
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guère d'amour par ici sinon peut-être en étant tout à fait sincère une sorte de servitude bien étudiée et sacrément bien implantée tellement d'ailleurs que même les
gènes se gênent de ne pas y penser seulement voilà la grande et véritable hémorragie nous visse sur nos sièges sans autre solution que d'y assigner âme et corps ou d'être seul dans la fourmilière
géante qui est soi multiplié à l'infini finit donc les amourettes dans les foins et les coins de bois buvons un coup ça passera et l'on oubliera qu'après les ventres s'arrondissent de
pré-chialeurs qui n'ont rien demandé mais qui ne se gêneront pas de lui bouffer le meilleur d'elle-même dans son physique et son mental pour les 20 ans à venir ni plus ni moins et c'est pitié de
voir cet absolu qu'est l'amour transformé en machine de production de futurs pions tel que soi mais bon il paraît que ça marche et cela continuera de marcher tant que le marché des yeux de biche
fonctionnera ras le bol et divorce certes mettant un terme au scénario joué d'avance sans cependant freiner la machine à mouflets qui n'ont toujours rien demandé et qui méritent tellement d'amour
qu'ils en deviennent despotes au grand cours inconscients des remous qu'ils produisent en développant leur ego décuplé par la vague psychologique en train de neutraliser le monde dément déjà mais
bon c'est la loi paraît-il et le choix est donné bien entendu de ne pas passer par là alors pourquoi se plaignent-ils alors qu'ils savaient exactement de quoi il en retournait je vous le demande
on se le demande depuis des lustres sur la planète qui s'en fout or la réponse est simple et lumineuse depuis des lustres aussi c'est simple et sans détour ourdissant conflits et malentendus mais
l'amour c'est l'amour et ça ne produit rien d'autre que l'amour vous dis-je sans prétention ça vibre ça tourne ça vole ça virevolte ça se suffit et puis c'est là et ça ne demande rien d'autre que
ça sans explication ni convention ni autre tralala d'admission
Par David Charles
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J'ai souvent ressenti ce désir profond de marcher l'Europe de l'ouest avec, comme il se doit, bourdon et chapeau.
Mon chargement ne serait pas bien lourd, je partirais lège, quasi. Et les rencontres que je ferais suffiraient délicieusement à mon parcours, bien entendu
solitaire.
Je marche, mais avant tout, je vois, j'entends, je respire et peut-être m'arrêté-je pour gratter quelques lignes. J'ai mon carnet, compagnon, ami, passe-partout,
billet pour multiples destinations. Dévotes attentions. Ce n'est pas une histoire de croyance tout en étant une grande histoire de foi. Ce ne sont pas les reliques, c'est ce qu'étaient les
reliques. Après, qu'elles fussent "encathédralées" ou restées introuvées et prétendues légendaires, cela n'a pas d'importance. Tout comme le fait qu'il s'agît d'hommes ou de femmes. Le souffle
poussant était le même.
Il est tout, dans ce souffle, cet inaudible murmure.
Il est d'autant plus important de le noter qu'est fort le vent - le vent ! - mugissant ces siècles sur la planète.
La plaine est immense, sans fin, hérissée d'herbe rase, timide. C'est à peine si quelque arbre ose en surgir. C'est à peine, de surcroît, si les mots s'osent. Le
murmure, déjà ? Laissons venir, continuons sans hâte.
Aubes et crépuscules marquent mes mouvements. Il n'est pas d'autre vérité que celle-ci et si je m'égare, je suis vite rassuré. On ne m'attend pas. Tout va
bien.
J'accueille des villes - vite fuies -, des villages plutôt sympathiques, des mémoriaux que j'oublie sur-le-champ pour n'en garder que le parfum, l'oblicité de la
lumière s'y reposant. Je mélangerai, plus tard. C'est une constance. Je verrai du soleil dans la pluie et des aurores à la place des midis. Je ne serai qu'à peine celui qui écrira, tant est
grande la dominance du tableau surgissant.
Si la destination est fixée, je suis à chaque instant au but. Le projet est permanent, le trajet interminable. La non-fin se déroule, se découvre, s'invente aussi,
au fur et à mesure que s'estompent les questions; inutiles en l'occurrence.
Je suis dans la réponse, la mémoire, la mémoire entière est donnée... et je me réjouis de n'être pas seul, tout à fait, sur la route.
Par David Charles
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pensée globale en continu ni nuancée d'analyse ni d'étude réelle réalisable probablement mais une sorte d'instinctive
dépendance indépendante puisque non dépendante de nos structures infimes et finies donc voilà et c'est tout là sous les yeux jour après jour dans le défilement du toujours pas si figé qu'on veut
bien le croire crénom constant développement des plausibilités devenant réalité par hasard pas si hasardeux que cela mais hasard quand même pour échapper au destin donc aux destinées dont à la
forcée programmation qui ne laisserait aucune chance à la liberté du choix qui ne serait plus qu'un choix choisi d'avance par une force und idée une être une entité bref un dieu auquel plus
personne ne croit ni ne veut croire car la science babélique atteint aux confins du rien et c'est là et c'est tout droit et c'est sans fin comme le loi des quantas quant à nous nous n'avons qu'à
bien nous tenir et garder en mémoire la ridicule portion du continu qu'il nous incombe d'occuper sans encombre si possible comme maintenant sur ce banc dans un parc minuscule en-dessous d'une
église s'écrit un temps qui se déroule au-dessus supra de tout et la balançoire rajoute un symbole bien vu ses allers ses retours régulièrement incités par la brise autre symbole et la route
au-dessous aux trafic divers bien sûr pareils tandis qu'infini se déroule sans heurt si ce n'est l'intrusion d'une bête à moteur meuglant sa rumination ce qui fait se souvenir qu'ici-bas tout ce
qui bruite fort à raison mais perd face au silence des institutions auxquelles nous opposerons le silence des silences tournoyant en fond englobant tout et tous situé bien moins loin qu'on le
pense c'est juste sous la fine couche de bruit entretenue par souci d'existence alors après c'est sûr c'est la débâcle la panique et l'angoisse le trou béant où le troupeau hébété tête au pis du
diable tout en bêlant d'immondes insanités tragico-comiques comme en son temps certains discours au long cours de l'histoire en cours mais transitoire toujours en regard de l'infini balancement
menteur moins menteur néanmoins que tout le reste des actives ténacités des entités déplacées puis remplacées sans explications sinon peut-être celle de l'âge ou de la maladie et parfois celle de
la non-conformité dangereuse pour les structures voulant sculpter sans interruption d'ère l'être de tous les temps en en faisant l'objet qu'une objection mène à l'éjection sans transition vers
les espaces en marges marquées d'indigence soutenue d'aucune indulgence
Par David Charles
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