Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /Mai /2009 12:32
Quand l'opacité devient constance assimilée, l'eau feu, le feu de l'air, la mer n'est plus qu'une étendue sourde aux chagrins non dicibles.
Lorsque jours et nuits se confondent en fatigue prégnante, que tout est lisse, glisse, s'enlisent les causes animatrices.
Quand le mouvement ne trouve plus justesse en l'espace, que l'espace est conscient du temps et qu'eux d'eux s'entendent à fomenter l'infini sentiment d'abandon.
Quand la conscience se mire en elle-même, s'absorbe et s'annihile, les couleurs s'abusent et se fanent dans l'essence de leurs spécieuses ondes.
Quand imposent les montagnes l'insulte grave de leur morte pierre, la blancheur de leur neige reste à jamais l'anamorphose interdite de l'observateur affranchi.
Quand plaine est plainte, hurlement non convenu, s'affole le souffle, haletant de ne plus rencontrer.
Quand l'originelle énergie nargue du fond de l'espace le jeu disgracieux des intelligences désespérées, s'anoblit la substance inconnue. Masse sombre sans concession ! force d'ombre désemparant s'emparant.
Quand on ressent tout cela.
Par David Charles - Publié dans : Textes - Communauté : Interlignes
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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /Mai /2009 09:29
guère d'amour par ici sinon peut-être en étant tout à fait sincère une sorte de servitude bien étudiée et sacrément bien implantée tellement d'ailleurs que même les gènes se gênent de ne pas y penser seulement voilà la grande et véritable hémorragie nous visse sur nos sièges sans autre solution que d'y assigner âme et corps ou d'être seul dans la fourmilière géante qui est soi multiplié à l'infini finit donc les amourettes dans les foins et les coins de bois buvons un coup ça passera et l'on oubliera qu'après les ventres s'arrondissent de pré-chialeurs qui n'ont rien demandé mais qui ne se gêneront pas de lui bouffer le meilleur d'elle-même dans son physique et son mental pour les 20 ans à venir ni plus ni moins et c'est pitié de voir cet absolu qu'est l'amour transformé en machine de production de futurs pions tel que soi mais bon il paraît que ça marche et cela continuera de marcher tant que le marché des yeux de biche fonctionnera ras le bol et divorce certes mettant un terme au scénario joué d'avance sans cependant freiner la machine à mouflets qui n'ont toujours rien demandé et qui méritent tellement d'amour qu'ils en deviennent despotes au grand cours inconscients des remous qu'ils produisent en développant leur ego décuplé par la vague psychologique en train de neutraliser le monde dément déjà mais bon c'est la loi paraît-il et le choix est donné bien entendu de ne pas passer par là alors pourquoi se plaignent-ils alors qu'ils savaient exactement de quoi il en retournait je vous le demande on se le demande depuis des lustres sur la planète qui s'en fout or la réponse est simple et lumineuse depuis des lustres aussi c'est simple et sans détour ourdissant conflits et malentendus mais l'amour c'est l'amour et ça ne produit rien d'autre que l'amour vous dis-je sans prétention ça vibre ça tourne ça vole ça virevolte ça se suffit et puis c'est là et ça ne demande rien d'autre que ça sans explication ni convention ni autre tralala d'admission
Par David Charles - Publié dans : Infini - Communauté : Figer le monde...
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Dimanche 19 avril 2009 7 19 /04 /Avr /2009 11:19
Tentons l'expérience fameuse de l'exercice répété et ne craignons pas les métaphores hallucinées. Avançons sans concession par les brumes de nos absences et continuons le travail commencé au seuil de l'enfance. Qu'ils nous croient ou non, c'est comme cela et non seulement le dimanche avant l'apéro. C'est tous les jours, c'est la nuit, cela relève parfois de la guerre. C'est une guerre, c'est la plus belle des guerres, celle que l'on accepte de perdre, que l'on peut reprendre et qui nous voit parfois victorieux, des années plus tard. Cela arrive.
Surtout, fuyons les écoles, gardons intactes nos essences et traçons, reprenons, oublions, revenons-y toujours avec envie. Il faut que cela soit et par l'erreur, avancer, comprendre, saisir.
On pût dire : Lis tes ratures !
Il n'y a rien de plus instructif que les ratures.
Cela, bien entendu, n'intéressera en rien le marché et c'est normal. Cherchons les niches, n'établissons pas de stratégie pour le marché mais pour ce qui défile, là. Tenons bon.
Tout est dans la durée, sachons nous tenir dans la musique.    
Par David Charles - Publié dans : Textes - Communauté : L'acte d'écrire
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Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /Avr /2009 09:51

GR

J'ai souvent ressenti ce désir profond de marcher l'Europe de l'ouest avec, comme il se doit, bourdon et chapeau.
Mon chargement ne serait pas bien lourd, je partirais lège, quasi. Et les rencontres que je ferais suffiraient délicieusement à mon parcours, bien entendu solitaire.

Je marche, mais avant tout, je vois, j'entends, je respire et peut-être m'arrêté-je pour gratter quelques lignes. J'ai mon carnet, compagnon, ami, passe-partout, billet pour multiples destinations. Dévotes attentions. Ce n'est pas une histoire de croyance tout en étant une grande histoire de foi. Ce ne sont pas les reliques, c'est ce qu'étaient les reliques. Après, qu'elles fussent "encathédralées" ou restées introuvées et prétendues légendaires, cela n'a pas d'importance. Tout comme le fait qu'il s'agît d'hommes ou de femmes. Le souffle poussant était le même.
Il est tout, dans ce souffle, cet inaudible murmure.
Il est d'autant plus important de le noter qu'est fort le vent - le vent ! - mugissant ces siècles sur la planète.

La plaine est immense, sans fin, hérissée d'herbe rase, timide. C'est à peine si quelque arbre ose en surgir. C'est à peine, de surcroît, si les mots s'osent. Le murmure, déjà ? Laissons venir, continuons sans hâte.

Aubes et crépuscules marquent mes mouvements. Il n'est pas d'autre vérité que celle-ci et si je m'égare, je suis vite rassuré. On ne m'attend pas. Tout va bien.

J'accueille des villes - vite fuies -, des villages plutôt sympathiques, des mémoriaux que j'oublie sur-le-champ pour n'en garder que le parfum, l'oblicité de la lumière s'y reposant. Je mélangerai, plus tard. C'est une constance. Je verrai du soleil dans la pluie et des aurores à la place des midis. Je ne serai qu'à peine celui qui écrira, tant est grande la dominance du tableau surgissant.

Si la destination est fixée, je suis à chaque instant au but. Le projet est permanent, le trajet interminable. La non-fin se déroule, se découvre, s'invente aussi, au fur et à mesure que s'estompent les questions; inutiles en l'occurrence.

Je suis dans la réponse, la mémoire, la mémoire entière est donnée... et je me réjouis de n'être pas seul, tout à fait, sur la route. 
 
Par David Charles - Publié dans : Textes - Communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs
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Dimanche 12 avril 2009 7 12 /04 /Avr /2009 14:18
pensée globale en continu ni nuancée d'analyse ni d'étude réelle réalisable probablement mais une sorte d'instinctive dépendance indépendante puisque non dépendante de nos structures infimes et finies donc voilà et c'est tout là sous les yeux jour après jour dans le défilement du toujours pas si figé qu'on veut bien le croire crénom constant développement des plausibilités devenant réalité par hasard pas si hasardeux que cela mais hasard quand même pour échapper au destin donc aux destinées dont à la forcée programmation qui ne laisserait aucune chance à la liberté du choix qui ne serait plus qu'un choix choisi d'avance par une force und idée une être une entité bref un dieu auquel plus personne ne croit ni ne veut croire car la science babélique atteint aux confins du rien et c'est là et c'est tout droit et c'est sans fin comme le loi des quantas quant à nous nous n'avons qu'à bien nous tenir et garder en mémoire la ridicule portion du continu qu'il nous incombe d'occuper sans encombre si possible comme maintenant sur ce banc dans un parc minuscule en-dessous d'une église s'écrit un temps qui se déroule au-dessus supra de tout et la balançoire rajoute un symbole bien vu ses allers ses retours régulièrement incités par la brise autre symbole et la route au-dessous aux trafic divers bien sûr pareils tandis qu'infini se déroule sans heurt si ce n'est l'intrusion d'une bête à moteur meuglant sa rumination ce qui fait se souvenir qu'ici-bas tout ce qui bruite fort à raison mais perd face au silence des institutions auxquelles nous opposerons le silence des silences tournoyant en fond englobant tout et tous situé bien moins loin qu'on le pense c'est juste sous la fine couche de bruit entretenue par souci d'existence alors après c'est sûr c'est la débâcle la panique et l'angoisse le trou béant où le troupeau hébété tête au pis du diable tout en bêlant d'immondes insanités tragico-comiques comme en son temps certains discours au long cours de l'histoire en cours mais transitoire toujours en regard de l'infini balancement menteur moins menteur néanmoins que tout le reste des actives ténacités des entités déplacées puis remplacées sans explications sinon peut-être celle de l'âge ou de la maladie et parfois celle de la non-conformité dangereuse pour les structures voulant sculpter sans interruption d'ère l'être de tous les temps en en faisant l'objet qu'une objection mène à l'éjection sans transition vers les espaces en marges marquées d'indigence soutenue d'aucune indulgence     
Par David Charles - Publié dans : Infini - Communauté : Interlignes
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Samedi 4 avril 2009 6 04 /04 /Avr /2009 15:04
Deux pochards assis au coin de la terre étendaient leur regard aux confins du dicible tout en devisant tranquillement. Ah, le jour ne sera plus, dit l'un sans quitter le ciel des yeux. Oh, le jour n'a jamais été, répondit l'autre en s'octroyant une rasade d'au-delà.
- Mais penses-tu que nous ayons raté notre vie ?
L'autre sourit, lui tendit la bouteille.
- De quelle vie parles-tu, l'ami ? N'avons-nous pas toujours été là, jouissant de la gratuité  sublime ?
- Je l'admets, oui, mais nous n'avons rien construit, rien fait de concret, servi à personne !
- Et bien, comme cela nous n'aurons qu'à peine dérangé l'ordre des choses.
Il reprit une grande gorgée.
- La mort est dans la vie, la décadence en chaque civilisation. Nous vécûmes dans le temps vrai, celui non quantifiable.
- Oui, reprit le premier. On ne nous aura pas remarqué et cela est bon.
Sur ce, ils déchirèrent les papiers aliénant et les jetèrent à l'espace.
Les bribes de leurs passeports se mirent immédiatement à graviter autour du premier astéroïde venu et disparaissant aussitôt dans le cosmos.
Ils virent, là, une signe.
Par David Charles - Publié dans : Textes - Communauté : Figer le monde...
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Dimanche 22 mars 2009 7 22 /03 /Mars /2009 11:25
Soirée bleutée sous les cendres en cours des rêves estivaux.
La pérennité s'étendait au-delà du réel circonstanciel. Voguer.
La mer s'étendait, devant, attendant. Elle était le ciel où se projetaient nos regards soudain amnésiques de tant de grâce. Nous n'aurions vu, n'aurions été et nous fichions d'en savoir cause et effet.
Tout eut un sens, une logique. Cela dût suffire.
Les vagues parvenaient en spasmes réguliers. Grande était notre ivresse tandis que passait le flot aveugle des gens. Ils sentaient sans savoir, ils parlaient plus bas, se faufilaient, comme honteux. Mais, ils ne pussent deviner. Ils nous prêtèrent d'étranges façons, de drôles de comportements, nous passaient au travers tels spectres, telles irréelles entités.
L'air doux caressait nos corps et nos coeurs, invitant à l'immersion. La musique était partout silencieuse, sachant bercer ce qui n'était déjà plus substantiel.
Nos sourires béats étreignaient doucement l'arrondi horizontal s'étendant à l'infini devant eux. Nos regards y riaient d'étonnants voyages.
Nous étions repus d'inconnu, en redemandions à chaque instant. Nous savions l'illimitée jouvence et nos abstraites jeunesses s'en repaissaient sans repentir.
Joie, joie, eussions-nous crié aux noirceurs improbables et nous ne comprenions pas les voyeurs résignés.
Par David Charles - Publié dans : Textes - Communauté : Interlignes
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Samedi 14 mars 2009 6 14 /03 /Mars /2009 19:29
Elle a mis son manteau jaune, son écharpe en laine blanche. Elle a passé du temps à l'ajuster. Non qu'elle ne sait pas bien mais ses mains ont tellement tremblé. Un peu d'excitation, beaucoup d'arthrite.
Comme toujours, elle a tout rangé. Même la petite tasse de thé bue pour réchauffer son trajet, lui donner du courage, lavée, séchée, rangée. Comme quand il était encore là, comme depuis cinq ans.
Hier, elle est allée chez la coiffeuse : "Car il faut me faire belle, vous savez." Toujours la même, les vieilles gens son fidèles, pour la plupart. Elles ont papoté, elle lui a proposé une coupe jeune, osée, elles ont ri, un peu. Elle lui a fait une mise en plis, un soin et sa couleur doucement bleutée. Elle s'est sentie plus jeune, presque de la force. Alors, elle lui a laissé un bon pourboire. Pour le soutien-gorge disait Armand. Elle n'aimait pas, ça la faisait rougir. Hier, elle s'est souvenue, elle en a souri. Sacré Armand !
Elle revient au miroir, arrange sa broche, ses vagues dans les cheveux du plat de la main. "Car il faut que je sois belle, aujourd'hui." Elle l'entend encore : "Alors Simone, tu es prête ?" Oui, oui, je me hâte. Une goutte d'eau de Cologne sur ses pommettes, dernier présent, à économiser. Elle y renonce parfois. Il faut qu'elle aille jusqu'au bout.
Après, elle s'assoit, se chausse. De plus en plus difficile. Mais pour lui, elle a toute la force du monde. Les femmes ont d'invraisemblables ressources, que les hommes n'ont pas. Elle se dit, malgré tout, qu'à sa place, pour elle, il eût la force, Armand.
Elle prend sa canne, sort.
Elle va, doucement, le long de la route où passe jeunesse vrombissant. Les yeux sur le trottoir, à cause du vent et des poussières qu'il soulève et viennent chagriner son regard.
Elle va, doucement, visiter celui qui n'existe plus et qui attend peut-être, en toute patience, la présence de l'aimée. Soixante ans de mariage, pensez donc ! Il y avait de quoi se faire belle. Elle songe qu'un jour, elle ne pourra plus aller le long de la route où passe la jeunesse vrombissant. Il y aurait toujours le taxi. Mais le taxi, c'est bien cher. Elle irait moins souvent. Elle se sentirait coupable. Elle en tremble déjà, seule sur le trottoir bientôt jugé inutile et détruit pour agrandir l'espace où passe la jeunesse enivrée.
Elle ne rencontre personne et même si, on se croisât sans un mot. Le chien même n'aurait pas levé la tête.
C'est une vieille qui va au cimetière.
Elle arrive, prend l'arrosoir, le remplit à demi. Elle ne peut plus tant porter lourd. Les fleurs ont-elles tenu ?
Devant la tombe, elle se signe, dit une prière. Après, il est là, alors elle lui parle, lui demande des conseils, espère que tout va bien. L'hiver arrive, devrait-elle déjà enclencher le poêle à mazout ? Oui, tu as raison, attendons un peu, ça fera des économies. Mais je vais quand même faire des provisions, on ne sait jamais.
Elle lui parle du bout des lèvres, pour que personne n'entende. Et puis s'étend le temps. Il lui faut bien rentrer avant la pénombre.
Mais elle reviendra, oui mon Armand, elle reviendra.

Par David Charles - Publié dans : Textes - Communauté : L'acte d'écrire
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Samedi 14 mars 2009 6 14 /03 /Mars /2009 11:34
Il va partir l'homme des brumes. Son beau, son fort, sa montagne. Il n'y aura plus d'homme en réponse à son écho primitif. Il lui en a parlé, vapeurs de mots au sommet du mont qui ne se dégagera jamais.
Les hommes se cachent, comme on le leur a appris. Ne disent pas les mots, restent aux camps de base installés pour eux dès l'enfance. Vapeur de mots au sommeil sentimental. Sentiments mis en sommeil, exprimés en clair de cierge un soir d'automne parce que dérangeant, insistant. Un aveu avant les frimas, lorsque la nuit - toutes les nuits possibles - commence doucement à faire peur.
Cette ténacité dans le non-dit mène aux oeuvres les plus belles. Chaque tableau, chaque chanson, chaque poème trahit un sentiment non avoué.
Par David Charles - Publié dans : Textes - Communauté : Figer le monde...
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Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /Mars /2009 11:47
Il est assis dans le café. Il est seul devant son verre. C'est l'image banale d'un homme.
Il attend. Il a l'habitude d'attendre. Cela fait dix ans qu'il attend. Le retour de sa femme, un coup de fil des enfants; un travail.
Trop vieux et pas encore assez.
Alors, il attend.
Il n'espère plus, non, il n'est aucune attente dans son attente.
Il pût être heureux. Il le pût. Ayant le temps, il a l'espace, tout l'espace. Et de ses lieux et de sa vie. Mais trop d'espace est sans doute nuisible. Il y pense, de temps en temps, pour combler ce trop d'espace. Il songe la liberté dangereuse à ceux n'ayant appris qu'à suivre des règles. Il y a trop de règles, d'ailleurs. Il y a trop de règles parce qu'il y a trop de gens malhonnêtes. Il y pense aussi. Il est honnête, lui. Trop, peut-être, mais il a tellement peur d'être montré du doigt. Il ne supporterait pas. Ça lui souviendrait l'école et tous ces instants où il fut le coupable prétexte aux actes coupables des autres. Cette angoisse est restée. C'est pour cela qu'il se cache, n'ose à peine plus déplacer l'air lorsqu'il marche.
Il ne regarde plus les autres, autour, leurs mouvements ne l'intéressent plus.
Il n'écoute plus le monde, autour, ses délires lui sont connus. Qu'il aille où il veut, le monde.
Il ne comprend pas tous ces gens parlant avec tant de sérieux d'une telle comédie. Il en sourit.
Il recommande un verre, sans un mot. On sait ses gestes et l'horaire de ses consommations. On sait qu'il attend, on lui fout la paix.
Jour après jour, il se brouille l'esprit au café Liberté afin de, peut-être, ne pas songer trop à ce qui l'attend, de façon certaine.  
Par David Charles - Publié dans : Textes - Communauté : Ecrire
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     La part du vide  Charle Note 150

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